Lettre ouverte aux animaux (et ceux qui les aiment), F. Lenoir

« La plupart d’entre nous aiment les animaux, mais notre compassion s’arrête au bord de notre assiette. »

Matthieu Ricard.

J’aimerais aujourd’hui ouvrir une discussion sur notre rapport aux animaux, notamment la distinction que l’on fait inconsciemment ou non entre les animaux que nous mangeons et ceux qui nous accompagnent dans nos vies quotidiennes. Pourquoi existe-t-il cette différence et comment justifie-t-on nos comportements face à certaines espèces ?

Végétarienne depuis 4 ans, j’ai renoncé à manger viande et poisson dans un premier temps pour limiter mon impact sur ma planète, la condition animale n’était alors que secondaire dans mon choix. Après quelques années mes idéaux ont bien évolué et l’idée d’exploiter quelconque être vivant ne colle plus avec ma philosophie de vie, c’est donc de façon plutôt évidente que je me suis dirigée vers un régime vegan. Car il est plutôt utopique de penser que la production de produits laitiers ou d’oeufs n’engage aucune maltraitance animale.

Le but de mon propos n’est absolument pas d’influencer ou de culpabiliser quiconque afin de s’engager dans un régime alimentaire, ou de définir une seule bonne conduite à suivre, mais je pense que le débat est d’actualité. Pourquoi traitons-nous différemment un chat d’une vache, un chiot d’une chèvre ?

Je me souviens d’un ami me disant qu’il ne comprenait pas comment certains pays pouvaient manger du chien, tout en découpant son steak de bœuf…

Dans son ouvrage, Frederic Lenoir écrit directement aux animaux et cherche à répondre à cette question : D’où vient la distinction entre nous et les autres êtres vivants, comment notre regard a évolué sur la condition animale et comment l’Homme a géré cette évolution ? Comment sommes-nous arriver aujourd’hui à reconnaître certaines espèces comme des êtres sensibles, jusqu’à leur accorder certains droits ?

C’est donc un ouvrage instructif où l’auteur s’adressant directement aux animaux se questionne sur les raisons de l’évolution de notre pensée, et sur les différences qui se sont installées entre eux et nous, mais aussi pourquoi nous avons déshumanisé tout animal prédit à l’abattoir.

F. Lenoir évoque enfin que l’humain est peut-être à un passage de stade éthique, où  notre pensée humaniste pourrait s’étendre à tous les êtres sensibles de notre planète, que l’on sorte de ce schéma de “spécisme”.

L’idée est surtout d’ouvrir le débat, entre nous bien sûr, mais surtout envers nous-mêmes. Loin de moi l’envie que le monde entier adopte un régime vegan demain au lever du jour, mais il est, à mon sens, important de vivre selon ses principes, donc si manger un chien vous paraît un acte inhumain comment vous placez vous face à l’industrie bovine ?

Pour aller plus loin :

  • Zoopolis, Sue Donaldson et Kymlicka Will. Cet ouvrage de 2011 présente une théorie politique sur le droit des animaux.
  • Earthling, documentaire qui peut être dur à supporter, mais très instructif sur les différentes industries d’exploitation animale.

Anna

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *