Missions sur place

Ma mission sur place? Étudier les cycles biogéochimiques dans la mer de Weddell. Mais ça veut dire quoi ? 🙂

Dans la “vraie vie”, c’est-à-dire dans le laboratoire où je travaille, j’étudie l’impact de différents stresseurs (induits par le changement climatique) sur la croissance du phytoplancton. Mais tout particulièrement je m’intéresse aux métaux traces et à la lumière … Mais pourquoi?

Tout commence avec la lumière… Comme les végétaux terrestres, le phytoplancton a besoin de l’énergie lumineuse pour faire la photosynthèse. Ils absorbent le dioxyde de carbone dans leur organisme et rejettent l’oxygène pour notre plus grand bonheur en utilisant la lumière comme moteur ! (Plus d’informations dans cet article). 

Ensuite viennent les métaux traces… Un nom qui fait un peu peur pour quelque chose d’essentiel aussi bien pour nous, humains, ou pour nos copains les phytoplanctons… On retrouve le Fer, le Manganèse, le Cobalt, le Cuivre… autant de micronutriments importants pour le fonctionnement de notre organisme. Pour les phytoplanctons, ils sont aussi INDISPENSABLES pour réaliser la photosynthèse! Quelques infos ICI.

Comme expliqué ICI, le phytoplancton est le principal maillon de la chaîne pour absorber le dioxyde de carbone que nous rejetons. Et pour grandir, le phyto a besoin de lumière, de nutriments et de métaux… Donc vous voyez où je veux en venir? Il est donc indispensable dans un contexte où les émissions en dioxyde de carbone augmentent, de comprendre comment notre principal sauveur (le phytoplancton) va pouvoir nous aider dans des scénarios futurs où la disponibilité en lumière, les nutriments et les métaux traces vont venir changer…

C’est pourquoi pendant l’expédition je vais diviser ma mission en deux parties:

  • I -> À chaque station nous allons prélever de l’eau à différentes profondeurs et prendre des échantillons pour regarder : 
    • Les espèces de phytoplanctons présentes
    • Concentrations en nutriments et métaux traces

Ceci va nous permettre de faire un état des lieux de l’océan Austral, et voir avec les années passées comment cela évolue et si on trouve des corrélations entre les espèces et les concentrations en métaux traces.

Conservation de phytoplanctons dans du lugol pour analyse.
Photo: ©Réserve personnelle – Jenna Balaguer

II -> En plus, je vais faire des expériences (photo ci-dessous) directement dans le laboratoire sur le bateau. Je vais incuber des phytoplanctons fraîchement prélevés dans l’eau à différentes concentrations en métaux traces et lumière. Dans le but de les exposer à différents scénarios futurs.

Experience en bouteille sur le phytoplancton.
Photo: ©Réserve personnelle – Jenna Balaguer

Pour revenir à mon titre, je parle de cycle biogéochimique, mais on ne comprend toujours pas pourquoi … Par exemple, le cycle du carbone et du fer dans l’océan sont des cycles biogéochimiques dans l’océan.Pour faire très très simple, si je prends la vie d’un petit phytoplancton : pour grandir, il va donc absorber le dioxyde de carbone + utiliser la lumière comme moteur, et avoir besoin de nutriments et de micronutriments (tels que le Fer) pour maintenir son système, à ce moment donc, on va avoir du transport et de la transformation du carbone et du fer et ceci va donc changer voire contrôler le cycle des ces éléments dans l’eau.

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